Parentis. Les Prietos déçoivent

Ajouté le: 08/08/2010 10:55

Parentis-en-Born, samedi 7 août. 1ère novillada de la Feria. Plein.
6 novillos de Prieto de la Cal, très bien présentés, 4 jaboneros, 2 noirs, qui ont pris un total de 17 piques.

Javier Herrero en lie de vin et or : silence après avis et sifflets après avis.
Luis Martin Nuñez en lilas et or : vuelta et vuelta après avis
Esaü Fernandez en marine et or: silence et oreille.

L’entrée remarquable et le sérieux de l’organisation ont atténué la déception causée par les Prietos dont on attendait sans doute trop.
La Marquise avait amené un lot d’estampe dans les corrals de la placita du Pays de Born pleine comme un œuf, avec quatre magnifiques jaboneros, typiques du sang Veragua qui coule dans leur veine.
Mais hélas, le ramage ne fut pas à la hauteur du plumage.
Les Prieto de la Cal malgré les trois piques de rigueur à Parentis s’employèrent peu sous le fer et par la suite c’est la fadeur qui prédomina. Les seconds et sixièmes, maniables, permirent aux toreros de s’exprimer.

Vert encore, Javier Herrero tenta l’impossible face au tambour major, vite éteint. Débordé par le cinquième, il eut beaucoup mal à tuer.

Luis Martin Nuñez qui en est à ses tous débuts eut de bons moments à la cape qu’il manie avec élégance. Il se centre peu, ce qui, ajouté à sa grande taille, nuit à la qualité de ses travaux. Le garçon ne s’est pas échappé il aurait pu couper une oreille à son premier passage s’il avait mieux tué. Il porta par la suite la meilleure estocade de l’après-midi, gagnant le droit de faire deux tours de piste fêtés.

Ce n’est pas une révélation mais Esaü Fernandez a confirmé le bon moment qu’il traverse. Le plus puesto du trio, il sut tirer le maximum de ses adversaires, les attendant dans les deux cas à genoux pour des largas applaudies. Il permit de terminer la tarde sur une note positive débutant par des changées au centre et entreprenant une faena centrée et dans le rythme mais qui alla de mas à menos par la faute du toro qui comme ses frères s’éteignit rapidement.

Pierre Vidal

Photo Philippe Wargnier

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